G229, Jean-Philippe Blondel

G229, Jean-Philippe Blondel, Pocket, 5 janvier 2012

Résumé : Deuxième étage, troisième porte à gauche. Depuis vingt ans, la G229 est son royaume. La table en U. Le rétroprojecteur. Toute une génération d’élèves s’est assise là. Et Monsieur B. d’enseigner, de s’énerver, de s’attendrir.

Passeur de mots, passeur de vie. Entre ceux qui rament et ceux qui s’envolent. Les parents d’élèves, les inspections tatillonnes, le temps qui passe…

Mon avis : J’avais déjà lu Et rester vivant de Jean-Philippe Blondel que j’avais bien aimé et j’avais absolument envie de continuer ma découverte de cet auteur. Son premier livre lu m’avait laissé un goût tendre-amer, avec une plume douce et mélancolique.

Il en ressort sensiblement le même effet avec G229. Sauf qu’on se replonge dans nos années lycées, dans nons livres de cours et exercices à faire. On se retrouve à prendre des notes, à galérer, à réussir, à stresser, à impatienter. Le temps où on apprend pas seulement les matières qu’on a en cours. Le temps où on découvre, où on expérimente. L’école c’est ça aussi.

Je vous le conseille si...vous souhaitez vous rappeler avec un sourire aux lèvres vos années d’école (et si elles vous ont laissé un bon souvenir d’ailleurs). L’auteur s’approprie une partie de sa vie et décide de relater ces échanges élèves-enseignants et ce qu’il s’en créé. La vie vue de l’autre côté c’est intéressant aussi, mais angoissant. Mais le temps passe et apaise tout. Le temps passe et bientôt tou ça est derrière nous.

Extrait :  » On s’ennuie. On surveille un devoir, trois heures sans pause parce qu’il n’y a pas assez de surveillants, pardon d’assistants d’éducation, alors personne pour nous relayer, on a apporté des copies, on en a corrigé dix il en reste vingt-cinq, mais on n’a pas envie, il y a des jours comme ça, on regarde par la fenêtre, on se lève, on se dégourdit les jambes, on jette un coup d’oeil à ce qu’ils écrivent mais ils n’aiment pas ça, ils ont tendance à cacher leur feuille, ça les déconcentre, alors on revient au bureau et puis on prend le livre qu’on a apporté, parce qu’on est prévoyant, on sait que trois heures c’est long… « 

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