Le vieux qui lisait des romans d'amour, Luis Sepulveda

Le vieux qui lisait des romans d’amour, Luis Sepulveda, Points, Janvier 1997

Résumé : Antonio José Bolivar connaît les profondeurs de la forêt amazonienne et ses habitants, le noble peuple des Shuars. Lorsque les villageois d’El Idilio les accusent à tort du meurtre d’un chasseur blanc, le vieil homme quitte ses romans d’amour – seule échappatoire à la barbarie des hommes – pour chasser le vrai coupable, une panthère majestueuse…

Mon avis : C’est le titre qui m’a tout de suite interpellée avec ce roman. Je me suis dis « tiens, ça a l’air intéressant, pourquoi ne pas tenter ?  » et du coup je me suis laissée effectivement tentée…loin s’en faut, je n’ai pas été le moindre du monde déçue.

Le cadre tropical amazonien est différent de ce que je lis d’habitude. Pourtant cela a été passionnant d’imaginer un autre cadre, de se glisser dans ce climat, parmi ces hommes et leurs histoires.

Déjà, le roman se laisse lire de façon aisée. De plus, on apprend à connaître ce « vieux », car oui au fond, qui est vraiment Antonio José Bolivar ? Son histoire est aussi inédite qu’originale, elle est basée sur des valeurs humaines, de celles qui fondent une existence, un sens et un objectif.

L’extraordinaire de ce livre se trouve dans la façon dont sont contés les évènements, on est rapidement pris dans le fil et on a bien envie de savoir pourquoi ce vieux lit des romans d’amour.

Je vous le conseille si…vous souhaitez découvrir l’auteur. Pour ma part, il s’agissait de ma première fois et j’ai été ravie de cette découverte. Je pense poursuivre prochainement avec d’autres livres afin de m’imprégner davantage de son univers qui semble exotique.

Extrait :  » L’institutrice, qui ne partageair pas tout à fait ses goûts, lui permit de prendre le livre pour retourner à El Idilio, où il le lut et le relut cent fois devant sa fenêtre, comme il se disposait à le faire maintenant avec les romans que lui avait apportés le dentiste et qui l’attendaient, insinuants et horizontaux, sur la table haute, étrangers au passé désordonné auquel Antonio José Bolivar préférait ne plus penser, laissant béantes les profondeurs de sa mémoire pour les remplir de bonheurs et de tourments d’amour plus éternels que le temps. «