Marc Lévy est sans conteste l’un de mes auteurs favoris, depuis que j’ai découvert il y a 10 ans  de cela – déjà ! – Où es-tu ? (paru en 2001). Dès les premières lignes de ce roman, j’avais été accrochée par une certaine subtilité, une sensibilité que je n’avais encore ressentie dans aucun autre livre auparavant. Dès lors, j’attendais impatiemment la sortie de chacun de ses autres titres, et j’ai dévoré – en moins de temps qu’il ne faut pour le dire ou presque…- Et si c’était vrai… (2000), Vous revoir (2005), Mes amis, mes amours (2006), Toutes ces choses qu’on ne s’est pas dites (2008), Le Premier Jour (2009), La Première Nuit (2009), Le Voleur d’ombres (2010), L’Étrange voyage de Monsieur Daldry (2011).

Avec un roman paraissant quasiment chaque année, Marc Lévy avait de quoi tenir ses lecteurs en haleine. Sa plume délicate, passionnée, avait su m’envoûter et j’ai savouré avec beaucoup de plaisir chacun de ses livres. 

Pourtant, certains de ses livres n’ont pas su attirer mon intérêt et ma curiosité alors que j’avais carrément eu le coup de cœur pour d’autres ! Notamment, je veux parler de Sept jours pour une éternité… (2003), La Prochaine Fois (2004) et Les Enfants de la liberté (2007). 

J’en reviens au livre Si c’était à refaire.

Si c'était à refaire, Marc Lévy

Si c’était à refaire, Marc Lévy, Robert Laffont, 29 mars 2012

Une histoire qui semble banale, et qui va de moins en moins le rester…

En voici le résumé : Andrew Stilman, grand reporter au New York Times, vient de se marier. Le 9 juillet 2012 au matin, il court le long de l’Hudson River quand il est soudainement agressé. Une douleur fulgurante lui transperce le dos, il s’effondre dans une mare de sang. Andrew reprend connaissance le 9 mai 2012… Deux mois plus tôt, deux mois avant son mariage. À compter de cette minute, il a soixante jours pour découvrir son assassin, soixante jours pour déjouer le destin. De New York à Buenos Aires, il est précipité dans un engrenage vertigineux. Une course contre la montre, entre suspense et passion, jusqu’au dénouement… à couper le souffle.

Voici ce que j’en pense : Malgré 24 chapitres, le livre se lit très vite. J’ai pris plusieurs jours pour le lire – alors qu’il pourrait se lire en quelques heures – car j’ai la fâcheuse habitude de vouloir faire durer les choses que j’aime. J’ai retrouvé avec beaucoup de bonheur l’humour que l’auteur développait déjà avec beaucoup de brio dans Mes amis, mes amours ainsi que cette fluidité de lecture qui permet de faire avancer l’action du livre et de le lire rapidement, sans se sentir dépassé par les évènements.

Pour ce qui est du sujet de son roman, on y est accroché dès les premiers chapitres. On se demande : mais où est-ce que l’auteur veut nous emmener ? Est-ce une ultime tentative de pouvoir refaire son passé, sujet tant et tant de fois exploité dans d’autres romans ? Et puis l’action continue. On se laisse entraîner au fil des pages. Mais il est vrai, compte tenu du succès actuel de l’auteur et de sa popularité de par le monde, que l’on s’attend à être surpris, une fois de plus. Enfin, en ce qui me concerne, cela a été le cas. J’en voulais plus. Du suspense, des choses inimaginables, incroyable, auxquelles on ne s’attend pas.

J’ai continué ma lecture, j’en étais arrivée à peu près à la moitié du livre. Si le suspense à ce moment-là n’était pas à son comble, ma curiosité était elle bien titillée. Il fallait que je continue, que j’en sache plus. J’ai alors dévoré le reste du livre. A chaque début de chapitre, j’essayais moi-même d’envisager les possibilités de poursuite de l’histoire. Et finalement, le dénouement est tombé dans l’avant-dernier chapitre. Aussi troublant que surprenant. Etrange. Presque improbable. Et pourtant réel.

Le livre s’achève sur une fin que je n’aurais pas imaginée, une sorte de fin laissée en suspens, avec un point d’interrogation. Depuis cet instant-là, je n’ai cessé de me demander si Marc Lévy allait, du coup, y donner une suite, mais il est fort probable que ce soit le cas. 

Je vous le conseille donc si…pour commencer, vous appréciez la lecture des romans de cet auteur. Certains prétendent que ses histoires sont trop portées sur le sentimentalisme. Si, lors de ses séances de dédicaces, j’avoue ne pas avoir croisé beaucoup d’hommes, je peux cependant vous assurer que comme moi, le mien a été très accroché par la lecture [du] Premier Jour et de La Première Nuit. De plus, ce roman a l’avantage d’être mené par un certain suspense, ce qui je trouve, est moins le cas pour d’autres de ses titres.

Extrait : « Un air glacial entra dans ses poumons, un fluide tout aussi froid coulait dans ses veines. Une lumière aveuglante l’empêchait d’ouvrir les yeux, la peur aussi. Andrew Stilman se demandait s’il était en train de se réveiller au purgatoire ou en enfer. Compte tenu de ses récents agissements, le paradis lui semblait au-dessus de ses moyens.

Il ne sentait plus battre son coeur, il avait froid, terriblement froid.

La mort était censée durer l’éternité, il n’allait pas rester dans le noir tout ce temps-là. Il rassembla son courage et réussit à rouvrir les yeux. Chose qui lui parut pour le moins étrange, il se retrouva adossé au feu rouge du croisement de Charles Street et du West End Highway. »

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