Les charmes discrets de la vie conjugale, Douglas Kennedy

Les charmes discrets de la vie conjugale, Douglas Kennedy, Pocket, 2 décembre 2009

Résumé : Pour son célèbre agitateur de père, pour son artiste de mère, Hannah Buchan est une vraie déception. À vingt ans, au lieu de se fondre dans l’ébullition sociale des années soixante-dix, elle n’a d’autre ambition que d’épouser son petit ami médecin et de fonder une famille.

Installée dans une ville du Maine, Hannah goûte aux charmes très, très discrets de la vie conjugale. C’est alors que le hasard lui offre l’occasion d’échapper à son quotidien : malgré elle, Hannah va se rendre complice d’un grave délit.

Trente ans plus tard survient le 11 Septembre, et avec lui le temps du doute, de la remise en question, de la suspicion. Le passé d’Hannah va resurgir inopinément. Et du jour au lendemain, son petit monde soigneusement protégé va s’écrouler…

Mon avis : J’étais très sceptique en ouvrant ce livre. En effet, ayant été cependant intriguée par le récit de La femme du Vème, je restais sur une impression imprécise. Je ne savais dire en réalité si j’avais apprécié ou non ce livre.

Du coup, lorsque l’occasion s’est présentée de lire celui-ci, j’ai hésité. Et finalement, décidé de dépasser une première impression et de me construire une réelle opinion sur l’auteur et son oeuvre.

Dire que j’ai été déçue…serait mentir ! Même si pendant la première partie du livre je me suis quelque peu ennuyée, j’ai savouré découvrir la suite…qui m’a vraiment emportée. Je ne pouvais arrêter ma lecture, il fallait absoluement que je sache ce qu’il en était, bon sang ! J’ai trouvé la fin sublime, menée de brio !

Pour sûr Douglas Kennedy sait diriger le suspense d’une main de maître. Il sait également rendre ses personnages familiers au lecteur : ainsi, on se sent proche des protagonistes. En outre, son ouvrage livre moult détails permettant à notre imaginaire de créer un environnement précis de l’histoire qui se déroule. J’ai apprécié ici aussi le temps pris pour poser chacun des éléments du récit, construit brique à brique, l’ampleur des évenèments qui ne tourne pas rapidement, la fin soignée.

Je vous le conseille si…vous ne connaissez pas encore Douglas Kennedy. En effet, pour l’instant, ce livre reste ma meilleure opinion sur lui, malgré sa longueur, ce récit est vraiment épatant !

Extrait :  » Et pourtant, me suis-je dit, nous avons l’impression que nous sommes éternels. Nous avons beau être capables d’appréhender rationnellement l’idée que nous allons mourir, cette réalité conserve une part insaisissable. Vraiment, nous ne serons plus rien, un jour ou l’autre ? Je me suis souvent demandé si toutes les difficultés que nous créons à nous-mêmes et aux autres pendant notre existence ne sont pas la réaction cent mille fois répéter au constat implacable que tout ce que nous réalisons, tout ce que nous réussissons ou ratons sera presque entièrement effacé par notre mort. « 

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