2012. Un monde qui a déjà tant vécu. Qui est passé par deux guerres mondiales. Qui continue d’en connaître aujourd’hui. Elles concernent la religion, les territoires, les richesses de la Terre, des règles. Elles sacrifient des hommes, pour le bien à ce qu’il paraît. Car cela permet d’avancer. Vraiment ? Personne n’en est moins sûr. Certaines ne sont pas forcément médiatisées. Elles sont silencieuses et elles existent pourtant. Certains les supportent, essaient de vivre avec, dans ces conditions. Si c’est possible de vivre dans de telles conditions. Mais il n’y a pas qu’elles, malheureusement.

Il y a d’autres faits d’actualité. La télévision, la radio, les journaux, est-ce réellement utile de s’y intéresser ? D’y prêter l’oreille, son attention ? Souhaite-t-on vraiment savoir ce qu’il se passe à l’autre bout du monde, ce qu’il se passe d’horrible, d’affreux ? Ou préfère-t-on ne rien entendre, ne rien voir ? Même en adoptant une telle attitude, ces faits existent et se perpétuent. À notre plus grand désespoir. Comment ne pas être touché face à des images aussi cinglantes, face à des paroles aussi misérables ? Comment ne pas se sentir concerné par ce qui se passe, même si ce n’est pas dans le même pays, le même continent ?

Ce sont des faits qui font appel à notre intérieur, à ce que l’on ressent, à nos émotions. On voit ces visages. Parfois, ils n’ont même pas besoin de s’exprimer. Leur non-communication s’affiche aisément dans leurs traits tirés, dans leurs yeux mouillés, dans leur bouche fermée. Parce qu’il arrive que les mots soient impuissants pour exprimer ce qui nous atteint vraiment. La colère, la peur, la tristesse, l’inquiétude, le découragement, la lassitude. Autant de mots et d’expressions qui s’inscrivent d’eux-mêmes sur les visages de ceux que l’on voit. Et ce que l’on ressent plus que tout, c’est cette question : Pourquoi ? Elle paraît simple et pourtant elle est si complexe, si ardue, qu’on ne trouve pas toujours la réponse. Une injustice qui s’installe en plus des autres émotions qui l’accompagnent.

Ce qui apparaît, c’est qu’il est dans certains cas, tout simplement impossible d’y répondre. Il faut vivre avec. Continuer à croire en la vie, à vivre son présent et à essayer d’entrevoir son futur avec optimisme. Ce qui n’est pas chose facile, il est accordé. Cependant, ne connaissant pas les évènements qui viendront s’implanter et se figer dans notre vie, nous n’avons d’autres choix que d’accepter ce temps, ici et maintenant. Malgré l’absence de réponses, malgré la pente qui semble si difficile à surmonter. Malgré l’incompréhension qui peut demeurer.

Je ne suis qu’une voix parmi tant d’autres, je suis spectatrice de ce qui se passe, mais je me sens concernée par ce qui se passe car je fais partie de ce monde, j’y appartiens.

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