La demi-pensionnaire, Didier Van Cauwelaert

La demi-pensionnaire, Didier Van Cauwelaert, Albin Michel, Juin 1999

Résumé : « Hélène a trente ans moins le quart, comme elle dit pour s’y habituer. C’est la fille la plus sexy, la plus joyeuse et la moins facile que j’aie jamais rencontrée. En vingt-quatre heures, elle m’a donné une raison de vivre, un rôle à jouer, une seconde chance. Ce qu’elle attend de moi est complètement fou, mais j’irai jusqu’au bout de son rêve, même si je finis en prison, en morceaux ou chez les dingues. Elle est lion ascendant lion, championne de voltige aérienne. Sur terre, elle vit dans un fauteuil roulant. Et, de nous deux, c’était vraiment moi l’infirme. »

Mon avis :  Comment rester de marbre face à un texte aussi intriguant que celui-ci ? Il m’a d’emblée parlé et j’ai sentis une profonde relation entre « Hélène » et le narrateur « je ».

Finalement, je suis partagée à propos de mon avis sur ce roman : je dirai que dans l’ensemble il est bien construit et l’histoire passsionnante mais que la 4ème de couverture en dévoile trop. Ah c’est bien justement parfois le problème de certains livres…

Dider Van Cauelaert – rien que d’écrire son nom m’émeut – que j’avais rencontré à un salon du livre, m’avait paru très humble et simple dans sa façon d’être. Un auteur, qui a déjà rédigé beaucoup de titres, impressionnait une passionnée de lecture et d’écriture telle que moi. Et pourtant, nous avons eu un échange bref, chaleureux, aimable, sincère.

J’écris cela maintenant car je trouve que sa plume est à l’image de l’image et du souvenir qu’il a laissé en moi ce jour-là ; je serai toujours en admiration devant telle personne.

Est-ce que cette rencontre influence désormais mes avis sur les livres que je lis de lui ? Affaire à suivre…

Pour ce qui est de l’histoire, je l’ai quand même trouvée lourde à démarrer. De plus, le narrateur a vite commencé à m’ennuyer : j’avais envie de le secouer comme un pommier ! 

Pourtant, quand il y a la rencontre avec Hélène et la suite de l’histoire (que je vous laisse découvrir si l’envie vous prend de lire ce roman), j’ai été davantage séduite par le récit. Quelque chose de beau et discret naissait…quelque chose d’étincelait qui donnait envie qu’on le/la suive…

Le titre correspond parfaitement au récit et au final enseigne – ça reste mon avis – que la vie, bien qu’elle puisse être banale de temps à autre ne demande (pardon de ce qui va suivre, ce n’est pas dans mes habitudes de m’exprimer par écrit ainsi) parfois qu’on se donne un coup de pied au derrière pour qu’elle devienne colorée et plus vive… 🙂

Je vous le conseille si…vous avez de lire une histoire intensément décalée, humaine et drôle.

Extrait :  » Elle comprend, l’air soudain grave, ditt OK. C’est trop court pour me permettre de savoir si elle trouve mon idée touchante ou si je commets la gaffe du siècle. Elle laisse tourner son moteur au point mort, accélère d’un coup de pouce. Le châssis se relève en tanguant, d’avant en arrière. Elle ouvre sa portière, s’aide de l’arceau vissé au-dessus du rétroviseur pour pivoter vers l’arrière, attrape son fauteuil plié.

Je n’ai que le temps de me baisser avant que les roues ne me frôlent quand elle le ramène, d’un mouvement circulaire, le pose sur la chaussée et le déplie. Confondu par sa dextérité, je propose néanmoins pour la forme : 

– Je peux t’aider ?

– Surtout pas. Jamais, Thomas. D’accord ?

– D’accord. « 

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