La solitude du vainqueur, Paulo Coelho

La solitude du vainqueur, Paulo Coelho, J’ai lu, 8 mai 2010

Résumé : Paulo Coelho revient ici aux thèmes qui ont fait la force de Onze minutes et du Zahir. Il nous offre un roman à suspense, véritable miroir de notre société où le culte du luxe et de la réussite à tout prix empêche d’entendre les vérités que murmure notre coeur.

Il nous entraîne au festival de Cannes à la rencontre de ceux qui triomphent dans le monde superficiel de la haute couture et du cinéma : un millionnaire russe, un pape moyen-oriental de la mode, Gabriella la starlette, un détective ambitieux et enfin Jasmine, future top model.

Argent, pouvoir, célébrité sont des enjeux pour lesquels ils sont prêts à tout, quel qu’en soit le prix. Qui sera capable de reconnaître, parmi tous ces fantasmes en technicolor, son rêve secret, et de lui donner vie ?

Mon avis : Un livre découvert tout à fait au hasard. Un auteur qui me parle et le résumé qui ne me laisse pas indifférentes Les meilleures rencontres entre un livre et son lecteur sont parfois inattendues…

Je commence à devenir une habituée des romans de Paulo Coelho. Après Aleph, Brida et Comme le fleuve qui coule, sa plume et ses thèmes favoris me demeurent de moins en moins inconnus. Quelle surprise alors lorsque je tombe sur celui-ci, un sujet dont l’auteur dit lui-même « [qu’il n’a] pas l’habitude de commenter le sujet sur lequel [il a écrit] ».

J’ai énormément apprécié ce récit, les fondements qui apparaissent et les conséquences qui en découlent. Brassant quantité d’informations différentes en fonction des protagonistes, il fait se croiser certaines histoires. Il met également en exergue les qualités vaniteuses et ô combien aveuglantes qui accompagnent le succès, souvent synonyme de popularité et de richesses.

Cependant, j’ai ressentis à la lecture un point commun aux livres dont je m’étais imprégné précédemment : Paulo Coelho offre comme un conseil celui de suivre sa propre voie, son chemin, d’écouter son coeur, de marcher vers ce qui nous fait vibrer. Or dans ce contexte-ci; il prend le contrepied de cette direction pour montrer comment cette valeur si importante peut être masquée par d’autres. En oubliant l’essentiel, en oubliant ce qui compte pour nous, nous demeurons seuls au final.

Je vous le conseille si…vous souhaitez lire la plume de l’auteur en abordant dans ce cas un thème relativement distinct de ce qu’il a pour habitude d’aborder. Le roman se déroule sur une journée et il vraiment passionnant.

Extrait : «  Hamid demanda du temps pour réfléchir. Il se rendit sur le tombeau de son père, pria toute l’après-midi. Il marcha la nuit dans le désert, sentit le vent qui lui gelait les os, et revint à l’hôtel où étaient descendus les étrangers. « Béni soit celui qui parvient à donner à ses enfants des ailes et des racines », dit un proverbe arabe.

Il avait besoin des racines : il existe un lieu au monde où nous sommes nés, avons appris une langue et découvert comment nos ancêtres avaient surmonté leurs problèmes. A un moment donné, nous devenons responsables de ce lieu.

Il avait besoin des ailes. Elles nous montrent les horizons infinis de l’imagination, nous portent jusquà nos rêves, nous conduisent dans des endroits lointains. Ce sont les ailes qui nous permettent de connaître les racines de nos semblables, et d’apprendre d’eux. « 

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