La terre des promesses, Merice Briffa

La terre des promesses, Merice Briffa, France Loisirs, 2008

Résumé : Cornouailles, 1844. Lorsqu’elle aperçoit un lièvre blanc, présage d’un drame à venir pour la communauté de mineurs dans laquelle elle grandit, la jeune Meggan ne se doute pas que c’est sa famille qui va être frappée par une tragédie. La douleurs après la perte de Caroline, sa soeur aînée, anéantie par un amour impossible, convainc alors la famille de tenter sa chance en Australie, terre des promesses d’un avenir meilleur.

Là-bas, la fougueuse Meggan prend sa vie en main : elle trouve un travail de nourrice qui lui permet en outre de réaliser son rêve : chanter. Mais la venue de Connor, dont le regard avait fait battre son coeur sur sa lande natale, et sutout les sombres secrets resurgis du passé, ébranlent les espoirs de bonheur de Meggan…

Mon avis : Prêté par l’une de mes connaissances, ce livre m’envoûtait déjà par sa couverture. Quant au résumé, il ne me donnait que davantage envie de me plonger dans la vie de cette mystérieuse jeune fille, Meggan.

Si elle demeure l’un des personnages principal de l’histoire, il n’en reste pas moins que sa famille et son entourage proche jouent un rôle non négligeable dans son évolution. Dès le départ, elle m’est apparue comme une âme au coeur pur, dénué de mensonges, prêchant la justice et l’honnêteté autour d’elle. Se satisfaisant des plaisirs que la vie lui offre, on sent qu’elle met un point d’honneur à prendre soin de sa famille. Elle accepte les évènements douloureux et heureux comme si ils lui étaient destinés, et malgré les déconvenues, ne cessent de continuer à croire en la vie et ses bienfaits. Elle fait des rencontres déterminantes qui lui permettront de s’accomplir et de se révéler totalement. Un beau livre à n’en pas douter.

C’est la première fois que je découvre la plume de cette auteure et je dois souligner que j’ai beaucoup apprécié la lire, elle mêle avec beaucoup de justesse, de candeur et de précision le déroulement de son histoire, apportant de-ci, de-là, deux ou trois pincées d’humour, quatre ou cinq louches de belles desciption de l’Australie, six ou sept cuillérées de suspense. Un bonheur pour les yeux et mon imagination qui m’a entièrement séduite et m’a rappelé avec joie Les amants de la terre sauvage, ayant également pour décor ce continent merveilleux.

Je vous le conseille si…vous souhaitez aborder une histoire simple et joyeuse, avec des paysages somptueux et des rencontres singulières.

Extrait :  » En chantant la première ballade, The Golden Vanity, Meggan réussit à exprimer la bravoure du marin, la traîtrise du capitaine et la douleur liée à la mort de l’enfant. Je joue un rôle, se dit-elle avec satisfaction en entendant les applaudissements. Je peux donner vie à mes paroles. Elle devint ensuite l’impertinente Mattie Groves, une Lady Arlen rebelle, puis le misérable Lord Arlen. […] Meggan se tourna vers Mme Heilbuth, qui l’accompagnait au piano, pour lui suggérer de terminer par la chanson galloise One Bright Summer Morning, quand la voix forte et claire de Connor Trevannick s’éleva dans l’assemblée.

– Une requête, s’il vous plaît, mademoiselle Collins : Les Adieux des vrais amants.

Mme Heilbuth sourit à sa demande et fit courir ses doigts sur le clavier pour jouer l’introduction. Ainsi Meggan entonna-t-elle de nouveau l’air dont les paroles étaient profondément ancrées dans son esprit depuis qu’elle l’avait chanté pour la première fois, deux jours auparavant. « 

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