Les mirages du destin, Belva Plain

Les mirages du destin, Belva Plain, Pocket, 29 septembre 2003

Résumé : 1970 – Robb McDaniel peut enfin réaliser son voeu le plus cher : entrer à l’université de Jackson, Mississipi, et suivre des cours de droit pour devenir avocat.

Après des années de travail acharné, il obtient son diplôme avec tous les honneurs. Sa rencontre avec Ellen Grant, la fille d’un des plus grands juristes de la ville, dont il tombe amoureux fou, bouleverse son existence. Il rompt avec Lily, sa fiancée qui l’atendait patiemment dans sa ville natale, et s’installe à Jackson avec Ellen.

C’est le début d’une nouvelle vie : aisée, heureuse. Mais Robb en veut toujours plus : dans sa quête de richesse il fait affaire avec des individus peu recommandables et le destin, son meilleur allié, l’abandonne…

Mon avis : J’ai eu l’occasion de découvrir ce livre suite à l’achat de plusieurs titres d’occasion. Dès le départ, cette auteure m’a évoqué tendrement Danielle Steel. En tout cas, l’histoire semblait se rapprocher dans le fond de beaucoup à celles de cette dernière. J’étais loin de me douter de ce que j’allais lire…

Le style, parfaitement fluide et détaillé, permet d’entretenir une lecture autant rythmée qu’agréable. Les pages se tournent presque toutes seules, le récit avance clairement, soulevant parfois des questions, laissant présager tantôt la suite. De ce côté-là, je me suis retrouvée dans les romans de D. Steel. Un point non négligeable.

Pour ce qui est de l’histoire, elle est brillamment construite, les changements se font sans brusquer le fil conducteur du roman, on parvient sans peine à comprendre les directions suivantes et pourquoi. Au fur et à mesure, le temps passe, les personnages évoluent beaucoup, ce qui est très intéressant à découvrir aussi.

Elle suscite d’autant plus de curiosité que l’auteure n’hésite pas à ficeler des détails qui se révèlent plus tard dans le livre primordiaux, provoquant un revirement de situation étonnant. Ce qui change par rapport à D. Steel, c’est qu’ici les personnalités des protagonistes sont exarcerbées, poussées – presque – à leur maximum et confrontées parfois de manière assez brute, extrême. Cela donne une profondeur et une intensité au récit très inattendues, le rendant d’autant plus passionnant.

J’ai été véritablement surprise par les rebondissements de fin, et c’est un titre qui globalement m’a vraiment plu.

Je vous le conseille si…vous lisez Danielle Steel ou des romans romantiques et souhaitez découvrir des péripéties hautement réfléchies et plaisantes à découvrir.

Extrait : «  Robb descendit les marches de l’hôpital et se retrouva dans l’avenue, à l’endroit où Ellen et lui avaient fait semblant de se rencontrer par le plus grand des hasards. Il sourit à ce souvenir, et aussi à la pensée que son fils dormait là-haut, dans la maternité. Un fils ! Maintenant, il se moquerait du sexe des enfants à venir. Il était comblé, avec une fille qui était le portait d’Ellen, et un fils qui – sans oublier d’être modeste – lui ressemblerait. Du moins trouverait-il en lui un compagnon. Ils partiraient en randonnée, assisteraient aux matchs de base-ball, et discuteraient politique. Ce serait un garçon sérieux, mais pas trop. Un enfant sympa et intelligent, aimant ses parents. Pour l’heure, il était dans son berceau. Robb l’avait nommé « Penn », en souvenir de sa mère, Della Pennington. « 

Rendez-vous sur Hellocoton !