Une larme m'a sauvée, Angèle Lieby avec Hervé de Chalendar

Une larme m’a sauvé, Angèle Lieby avec Hervé de Chalendar, Pocket, 1er mai 2013

Résumé : Transportée aux urgences de l’hôpital de Strasbourg pour un malaise, Angèle Lieby commence à avoir des difficultés à s’exprimer, puis perd connaissance. On la plonge dans un coma artificiel pour l’intuber. Le quatrième jour, elle ne se réveille pas. Or Angèle est consciente et souffre sans pouvoir réagir. Pour le personnel médical, elle est très vite considérée comme morte. Le miracle : une larme.

Le 25 juillet, jour de l’anniversaire de son mariage, sa fille aperçoit une larme au coin de son œil. Elle avertit le personnel médical qui rétorque que c’est impossible. Puis Angèle bouge le petit doigt. Commence alors une longue période de rééducation qui va durer presque un an. Un cas exceptionnel pour la science. La maladie d’Angèle est le syndrome de Bickerstaff. Il peut se déclencher après une infection aussi commune qu’une rhinopharyngite… Son histoire fait aujourd’hui l’objet de présentations dans divers congrès de médecine et de recherches.

En Alsace où elle vit, Angèle a rencontré Hervé de Chalendar, journaliste à L’Alsace. Ému par son histoire, il en a fait le récit dans le quotidien où il travaille et a obtenu le prix Hachette. Ensemble, ils ont décidé d’écrire un livre.

Mon avis : Un titre si accrocheur ne pouvait me laisser de marbre. Cependant, il est rare que je lise des témoignages de vie, excepté les cas où l’histoire m’intéresse vraiment (comme Charlotte Valandrey par exemple qui m’a passionnée). Ici, le condensé de l’histoire m’avait séduite, un récit de vie aussi étrange – alsacien de sucroît !-  m’intriguait au plus haut point.

J’ai été pourtant remarquablement déçue par ce livre car j’ai eu l’impression tout au fil des pages de lire un mauvais article de journal qui ne se terminait pas. J’ai trouvé le style brut, presque inexistant, livré sans préambule. Dommage, car cette expérience en elle-même se révèle très intéressante mais de mon point de vue, n’est clairement pas mise à son avantage.

C’est ainsi que je me suis faite la réflexion selon laquelle la manière de présenter une histoire, des personnages (qu’ils soient réels ou non) et le décor dans lequel ils évoluent représente malgré tout une part importante dans la rédaction d’un livre. Même si le « contenu » peut susciter beaucoup d’intérêt, le « contenant » a lui aussi son rôle à jouer. Enfin, c’est un point essentiel à mes yeux car pour bien s’imprégner d’une histoire, je trouve que la façon d’aborder les choses facilite la lecture. Comme si la couverture d’un livre était symbolisé par une porte et le style par une clé. L’histoire, c’est-à-dire le « contenu » se trouvant derrière la porte.

Je vous le conseille si…vous souhaitez absolument découvir l’incroyable histoire de cette femme.

Extrait :  » Je repense aussi au mont Sainte-Odile. Là-haut, il n’y a pas que la source miraculeuse ; il y a aussi la source Lucie, un peu plus bas. On la trouve en se dirigeanr vers l’ancienne abbaye de Niedermunster. Elle est cachée dans la forêt, ignorée des touristes. L’eau coule dans un réceptacle creusé dans la pierre, et verdi par la mousse. Elle fuit ensuite par des rigoles sculptées dans le grès. Il est d’usage que les pèlerins enlèvent, avec des bâtons, les feuilles qui emplissent la cuvette, obstruent les passages. On le faisait de façon quasi rituelle, qaund on se promenaoit là-haut. L’endroit est si calme, et l’eau est si fraîche, pour ne pas dire froide. Je suis persuadée que si l’on m’y plongeait, maintenant, mes yeux s’ouvriraient, mes doigts se remettraient à bouger… « 

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