Le dîner de Babette, Karen Blixen

Le dîner de Babette, Karen Blixen, Folio, 13 janvier 1989

Résumé : Babette est une française devenue domestique en Norvège, après la Commune qui l’a contrainte à l’exil. Ses patronnes sont deux vieilles filles austères. Le jour où elle gagne dix mille francs or à une loterie, elle leur demande de la laisser préparer un dîner fin, dans la grande tradition française. Sa fortune y passe, mais une soirée aura effacé des années de carêmes.

Mon avis : Je ne connaissais absolument pas l’auteure, ce livre m’a été suggéré par une voisine que je connais bien. Ma passion pour la lecture n’étant plus un secret pour aucune personne de mon entourage, je suis souvent questionnée sur mes lectures et je suis toujours ravie de découvrir celles des autres, de pouvoir échanger avec eux à ce sujet.

Je me suis alors renseignée à son sujet après m’être patiemment délectée des cinq petits chefs-d’oeuvre qui composent ce recueil. Loin d’emprunter un style classique et ennuyeux, Karen Blixen joue sur la légèreté et l’ingéniosité de ses personnages. Ecrivain danoise, elle a connue une vie tumultueuse qui lui a pourtant permis de publier de nombreuses oeuvres. La plus marquante d’entre elles est La Ferme africaine – un roman autobiographique – qui a été adaptée au cinéma sous le titre de Out of Africa (réalisé par Sydney Pollack).

Ce livre-là mérite vraiment le détour. Il y a une certaine ambiance raffinée qui y traîne, un humour décapant et une habileté à dérouler les histoires de façon totalement inattendue. J’ai été emportée par chacune dans sa différence, ses mots, son sujets et ne saurais absolument pas dire quelle a été ma préférence. Pour information, ce titre a également été adapté au cinéma sous le nom Le Festin de Babette.

Je vous le conseille si…vous souhaitez explorer des horizons nordiques emprunts d’un certain mystère, d’une chaleur douce et invisible à la fois, dans un tourbillon d’évènements ahurissants.

Extrait de la nouvelle Le dîner de Babette :  » La plupart du temps, les habitants de Berlewaag éprouvaienr quelques lourdeurs au cours d’un bon repas, il n’en fut pas ainsi ce soir-là. Les convives se sentaient devenir de plus en plus légers, légers matériellement, et légers de coeur au fur et à mesure qu’ils mangeaient et buvaient. Inutile à présent de rappeler les uns aux autres le serment qu’ils avaient fait. Ils comprenaient que ce n’est pas en oubliant le manger et le boire, mais en ayant complètement renoncé à l’idée de boire et de manger, que l’homme mange et boit dans un juste état d’esprit. « 

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