Portrait d’un homme heureux – André Le Nôtre 1613-1700, Érik Orsenna, Folio, mars 2002

Résumé : À Versailles, souvent je tends l’oreille, rêvant de retrouver une amitié, une conversation quotidienne et qui dura trente-cinq ans. Entre Louis XIV et André Le Nôtre. Le monarque le plus puissant à qui tout doit céder, même le temps. Et l’homme de la terre, le saisonnier, celui qui reste du côté de la nature, même s’il la force comme personne avant lui.

Ensmble ils ont écrit le plus grand livre du monde – mille hectares -, le roman du Soleil incarné. La seule histoire occidentale qui impressionnait Quianlong, l’empereur de Chine, le créateur du Jardin de la Transparence parfaite.

Mon avis : Je n’ai pas pour habitude de lire des biographies, la plupart du temps ça m’ennuie même. J’en avais acquise une à l’époque de Barack Obama tant son élection et son parcours m’avait impressionnée, mais j’ai dû hélas la laisser de côté car au bout de quelques pages, mon esprit tournait déjà en rond.

Ici au contraire, je me suis plue dès le départ. J’étais enchantée, caressée par la vie de Monsieur Le Nôtre, emballée quant à ses projets, vivant à ses côtés son épopée royale, sa grandeur et son humilité extrêmes. 

Ce prêt a été une pure merveille à lire – l’auteur que je lis beaucoup aussi n’y est probablement pas pour rien -, un ravissement pour mon imagination qui s’est amusée à dessiner l’univers de ce grand homme, ses desseins à lui, ses envies, ses réalisations, son art.

Je vous le conseille si…vous souhaitez vous plonger dans l’histoire d’un homme qui a marqué son temps et qui continuera à le marquer aussi longtemps que Versailles sera un lieu de visite incontournable.

Extrait :  » La naïveté n’est pas non plus son fort. Pour mener sa carrière et accroître sa fortune, il fait montre d’une virtuosité sans pareille. D’autres, épuisés par tant de tâches ou éblouis par leur propre gloire, oublieraient d’amasser du bien. Pas lui. Les autres, tous les autres, même Le Brun, même Racine, après avoir joui de l’extrême faveur royale, connaissent la douleur extrême du refroidissemnt, voire de la brouille suivie du renvoi. Pas lui. Pas le moindre nuage, trente-neuf ans durant, entre le Soleil et lui.  »