Quand un changement de vie tient à un fil…une belle réflexion à méditer…

Le sumo qui ne pouvait pas grossir, Éric-Emmanuel Schmitt

Le sumo qui ne pouvait pas grossir, Éric-Emmanuel Schmitt, Le livre de poche, 3 janvier 2014

Résumé : Sauvage, révolté, Jun promène ses quinze ans dans les rues de Tokyo, loin d’une famille dont il refuse de parler. La rencontre avec un maître de sumo, qui décèle un « gros » en lui malgré son physique efflanqué, va l’entraîner dans la pratique du plus mystérieux des arts martiaux.

Avec lui, Jun découvre le monde insoupçonné de la force, de l’intelligence et de l’acceptation de soi.

Mais comment atteindre l’équilibre lorsqu’on n’est que douleur et violence ? Comment devenir sumo quand on ne peut pas grossir ? Pourtant, à l’envers des nuages, il y a toujours un ciel…

Mon avis : Typiquement, ce genre de livre m’attire rien qu’à la lecture du résumé. Alors si c’est signé Eric-Emmanuel Schmitt en plus ! Après Oscar et la dame rose et La femme au miroir, je continue ma lancée dans l’univers de cet auteur incroyable. Ses mots sont légers, fin et si marquants. Tendres et si attachants. On décèle l’émotion au cœur des lettres, la légèreté et le poids de la vie entre ses lignes. Ce récit ne pouvait que m’emporter.

Et il l’a fait avec brio ! En moins de 100 pages, Eric-Emmanuel Schmitt réalise un prodige, celui d’amener le lecteur sur sa propre voie, d’essayer d’y dénicher les cailloux ensevelis et les perles encore cachées. Il nous amène à nous,  à l’essentiel tout simplement.

Je vous le conseille si…vous souhaitez découvrir un registre de développement personnel tout en restant sur le ton de l’humour et de la candeur. Vous lisez, vous apprenez sans même vous en rendre compte.

Extrait :  » Quoique demeurant assis, j’éprouvais une étrange sensation. Ça tournait en moi. Ça tournait autour de moi. Je ne savais si je subissais une vague ou si je devenais une vague. Quelque chose se préparait, quelque chose d’énorme, d’immense, de tonitruant.

Puis une force s’introduisit, me gonfla, me porta, me souleva. Je subis une explosion douce, pas douloureuse, au contraire. Mon corps éclata avec volupté, abandonna ses limites, et ma peau qui se déchirait partit flotter, en plusieurs morceaux épars; disjoints, au-dessus du jardin. celui-ci avait changé de taille, la simple pierre s’était transformée en montagne, les graviers en lacs, le sable en mer de nuages. Le jardin visible avait cédé la place à un jardin invisible qui dégageait une énergie bienfaisante. « 

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